|
Mon Histoire :
Voilà en quelques lignes la petite histoire de ma vie et surtout
pourquoi j'aime avoir les cheveux rasés.
Quand j' étais petite ma mère a toujours voulu que je porte les cheveux longs, sans même me demander mon avis.
Je l' ai toujours écoutée jusqu' au jour où j' ai rencontré l' homme qui allait devenir mon mari et qui lui a toujours eu une préférence pour les femmes aux cheveux courts.

C' est pour lui que j' ai coupé mes cheveux pour la première fois en février 1993.

Ce jour là, ce fut comme un déclique dans ma vie, une libération, pour la première fois, je me sentais
heureuse et bien dans ma peau.
Et alors que je portais les cheveux court depuis plusieurs années, un jour j'ai voulu les faire couper beaucoup plus court qu' à l' habitude.
J' avais presque envie de dire à ma coiffeuse "allez, rasez tout !" mais la peur de la réaction de mes proches m'en empêchait.
Quelques jours avant d'aller chez mon coiffeur.
On me promenant sur Internet, j' avais fini par trouver une photographie de Demi Moore avec une coupe ultra courte.
La photographie de Demi Moore que j'ai montré à ma coiffeuse.
Arrivée au salon, je montrais la photo à Véronique, ma coiffeuse habituelle. Elle me fit remarquer que cette coupe était vraiment très, très courte. Mais moi je m'en fichais de ce qu' elle pouvait dire, c' était exactement comme ça que je souhaitais être coiffée.
Pendant qu' elle m' aida à enfiler la blouse, je ressentis un mélange de peur et d' excitation. Durant le temps de la coupe, je regardais les mèches de mes cheveux tomber sur le sol les unes après les autres sous les coups de ciseaux de ma coiffeuse. Quand elle m' annonça que c' était terminéj je levais enfin les yeux vers le miroir pour voir le résultat.
C' est vrai que je n' avais jamais eu aussi peu de cheveux sur ma tête, mais je demandais quand même à Véronique de les couper encore plus courts. Elle me répondit que si elle les raccourcissait plus, je perdrai toute ma féminité... alors je n'insistais pas, je payais et je ressortis de chez mon coiffeur avec un sentiment d' inachevé.
Sitôt rentrée chez moi, je montais dans ma salle de bain et je "scotchais" la photo de Demi Moore sur la glace pour comparer avec mon reflet dans le miroir. J'étais très déçue par ma coiffeuse qui n' avais pas coupé aussi court que je l' aurais voulu. J'étais déçue également par moi, par ma timidité, par mon manque de confiance en moi qui m'avaient bloqué et empêché d' insister pour avoir la coupe que je désirais. Peut-être qu'après tout, j' aurai dû suivre ma première pensée et dire tout simplement de tout raser, sans me laisser influencer par telle personne ou tel argument.
Sur cette photo Demi Moore avait les cheveux beaucoup plus courts que les miens et elle n' avait rien perdu de sa féminité, bien au contraire...
J'en étais là de ma réflexion quand j' entendis la porte de l' entrée s' ouvrir. C' était mon mari qui rentrait de son travail. Mon Dieu, qu' est ce qu' il allait penser de ma nouvelle tête... je savais bien qu' il aimait les cheveux très courts... mais là, est ce qu' ils ne l'étaient pas trop... je ne savais plus quoi penser... j'en arrivais même à en vouloir à Véronique... de ne pas les avoir laissé plus longs... je étais complètement perdue... Il n' y avait qu' une solution pour être fixée. Et de toute façon, je n' avais plus le choix.
Je descendis lentement les escaliers qui mènent au salon. Le moment de vérité était arrivé. Je prenais une profonde inspiration et lançais un "bonjour chéri" d'une voix tremblante que j' essayais de maîtriser du mieux possible. Il se retourna en me disant "bonjour mon amour".
Avant qu' il n'ait eule temps de rajouter quoi que ce soit, je lui dis:
- J' étais chez le coiffeur cette après-midi ! Alors comment tu me trouves ?
Que cette seconde avant qu' il me réponde me parut interminable, j' avais l' impression d' être l'accusée qui attend la sentence du jury.
- Tu es superbes !
- C'est vrai ? j'veux dire tu es sûr ? C'est pas trop... court ? Avais-je demandé avec crainte.
- Non, non tu es vraiment magnifique et puis tu sais bien que plus c'est court, plus j' aime...
Oui vraiment j' aurais dû dire de tout raser, ce que je peux être bête parfois.
Fabrice mon mari me dit soudain:
- Quelque chose ne va pas ?
- Pardon ?
- Tu as l' air perdu dans tes pensées, il y a un problème ?
- Oui... enfin non... rien de vraiment important. Ne t' inquiète pas.
- Tu sais que tu peux tout me dire !
- Je sais, mais c' est tellement stupide que je n'ose même pas t' en parler. Tu va dire que je suis complètement dingue !
- C'est bien pour ça que je t'aime autant, ton petit grain de folie... ça met du punch dans la vie ! Comme tu dis toujours...
- Et bien... non laisse tomber, ça ne vaut pas le coup...
Fabrice me regarda sans rien dire, il attendit que je parle, bon allons' y de toute façon, il finissait toujours par deviner ce qui me tracassait.
- Et bien, il se trouve que je suis un peu déçue de ma coupe... en fait j'aurais voulu avoir les cheveux plus courts...
- Ce sera pour la prochaine fois.
- ... ce que je veux dire, c' est que je désirais les avoir vraiment beaucoup, beaucoup plus courts mais ma coiffeuse ne voulait pas, elle disait que j' allais perdre toute ma féminité !
- Qu' est ce que tu veux V.R.A.I.M.E.N.T ? demanda-t-il au bout de quelques secondes.
- En fait, j'aurais voulu une fois être complètement tondue... pour voir ce que ça fait... je sais, je suis complètement barge ! tout juste bonne à enfermer !
- Non, pourquoi ? Si c' est ce que tu désires vraiment... on n'a une tondeuse et je peux essayer, si tu en as vraiment envie.
- C' est vrai ! Tu le ferais pour moi ?
- Je ferais n'importe quoi pour toi ! Tu ne le savais pas encore ? ajouta-t-il avec un brin de malice.
- Alors c' est d'accord. Ce soir après le dîner ?
- Ça me va !
Durant toute la fin de journée, je n' arrêtais pas de me dire que j' allais faire une énorme connerie.
J' avais lu dans un livre de Bernard Werber que quand on faisait une bêtise, il fallait allait jusqu'au bout, sinon on ne saurait jamais pourquoi il ne fallait pas la faire.
Après le repas, Fabrice m' a aidé à faire la vaisselle, puis il est monté à l' étage. J' étais entrain de mettre un dernier coup de balai dans la cuisine quand il est redescendu avec une serviette, un peigne, une paire de ciseaux et "notre" tondeuse.
- Alors tu es toujours décidée ? me dit-il.
- Oui... répondis-je d'une toute petite voix.
Fabrice plaça une chaise au centre de la cuisine.
- Le fauteuil de Madame est avancé, si Madame veut bien prendre place !
Je m'assis lentement. Fabrice me mit une grande serviette sur les épaules. Mon coeur battait de plus en plus fort dans ma poitrine, j'étais entrain de me dire : "Mon Dieu Myriam qu'est ce que tu es entrain de faire !"
- Tu veux un miroir ? me demanda Fabrice
- Non, je préfère ne rien voir avant que ce ne soit terminé.
- Et pour la longueur, on fait quoi ? 3... 6... 9... 12 millimètres ou carrément tondeuse à nue.
- Pour une première fois disons... 3 millimètres...
- OK
Fabrice prit le peigne et me coiffa les cheveux. Il brancha la tondeuse et la mit en route.
Je sursautais en entendant le ronronnement du moteur. Il approcha lentement la tondeuse du haut de mon front. Il arrêta d'avancer son bras et me demanda:
- Tu en es vraiment sûre ?
- Oui !
- Vraiment ?
- Sûre de chez sûre ! Lui dis-je
- OK, alors c' est parti !
Au moment où la tondeuse se posa sur mon crâne, j'eus l'impression que mon coeur allait exploser, j'avais envie de crier NON !!!! ... mais c'était trop tard, la tondeuse avait déjà commencé son travail. Je ne pouvais plus reculer.
La sensation était plutôt agréable et même très agréable... je ressentais des sensations étranges dans tout mon corps alors que je voyais mes mèches de cheveux tomber devant mes yeux et s'étaler sur le carrelage de la cuisine. C' est incroyable ce que ça faisait du bien, surtout quand Fabrice commença à me raser la nuque, le plaisir envahit tout mon corps.
Quand mon mari éteignit la tondeuse, je regrettais que ce soit déjà terminé, ça faisait tellement de bien.
Fabrice me ramena un miroir.
- Prête ?
- Oui répondis je, en prenant une grande aspiration.
Ma nouvelle tête m' apparut enfi. Sous le choc du premier regard, je ne pus m' empêcher de pousser un petit cri.
Pour la première fois de ma vie, je voyais la peau blanche de mon crâne. Je passais ma main sur les tous petits cheveux qu' ils me restaient encore. La sensation était agréablement douce, le toucher procurait une réelle sensation de plaisir et de bien-être.
La première fois où, j' ai été tondu.
Finalement j'étais très heureuse de mon nouveau look et je savais déjà que je recommencerai, ça j'en étais sûre.
En attendant mon mari me prit par la main et m' entraîna vers la chambre pour une nuit formidable...
Exactement 9 mois plus tard naîtra notre première petite fille. Voilà pourquoi je n' oublierais jamais la première fois où je me suis fait raser la tête.
Aujourd'hui je laisse mes cheveux plus ou moins pousser, au gré de mes envies ou
de mes humeurs, mais très régulièrement je demande à Fabrice de me les tondre.
A chaque fois, qu'il me rase le crâne, c' est comme une renaissance pour notre
couple, on se retrouve comme au premier jour.
C' est notre remède contre la monotonie du couple ( et ça marche depuis plus de 10 ans !! ).
Pour paraphraser une célèbre publicité, je dis souvent que le bonheur c' est simple
comme un coup de tondeuse. ;-)
© Ultracourt.fr 2002 - 2007
|